Interventions dans le Grand Conseil

Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration

«Kein Täter werden» – projet de prévention destiné aux personnes ayant des tendances pédophiles également dans le canton de Berne

Déposée par: UDF (intervention de groupe), Kullmann Samuel

Responsabilité: DSSI Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration

Intervention déposée le: 17.06.2021

Vue détaillée de cet objet par le Canton de Berne / le Grand Conseil

Article au Standpunkt NO. 7-8 / juillet-août  2021

Motion du groupe parlementaire UDF: "Ne devenez pas un délinquant".

Samuel Kullmann, Grand Conseiller de l'UDF/ Traduction: M. Kronauer, rédactuer de la site

 

Récemment, le canton de Zurich a annoncé le lancement d'un centre de conseil pour les personnes ayant des tendances pédophiles mais n'ayant pas commis de crime. L'objectif principal du centre de conseil est d'aider les personnes concernées à ne pas commettre d'infraction pénale et à protéger ainsi les enfants des agressions sexuelles. Les évaluations de l'hôpital universitaire Charité de Berlin, qui a lancé le projet "Don't Become a Perpetrator" il y a 15 ans, sont encourageantes. Selon l'étude, seuls 2 % des pédophiles ayant suivi une thérapie ont par la suite également commis une agression sexuelle sur un enfant.

 

Selon un rapport de la SRF (Radio et Télévision Suisse), le nombre de personnes ayant des tendances pédophiles en Suisse est estimé à environ 30'000. La NZZ (Neue Zürcher Zeitung) a rapporté fin 2020 que la consommation de pornographie infantile a augmenté de façon spectaculaire, notamment pendant la situation de Corona. Du point de vue du groupe parlementaire UDF, il est donc urgent de renforcer le travail de prévention pour protéger les enfants contre les abus sexuels. En conséquence, elle a présenté une motion visant à améliorer la protection des enfants contre les agressions.

 

Dans un rapport publié par le Conseil fédéral en 2020, le gouvernement suisse écrit : "L'étude a toutefois montré qu'il existe des lacunes, notamment au Tessin et en Suisse alémanique. En outre, il y a un manque de thérapeutes établis dans toute la Suisse qui sont prêts à traiter les personnes ayant des intérêts sexuels pour les enfants." Le rapport décrit également comment pourrait se présenter la coopération entre la Confédération, les cantons et d'autres organisations, en prenant l'exemple du projet de prévention du "DIS NO" de Suisse romande : "L'offre de prévention est gratuite. Les coûts du service sont couverts par les contributions financières des différents cantons et institutions ainsi que par les dons de fondations, d'associations, d'entreprises et de particuliers.

 

En outre, sur la base de l'ordonnance sur les mesures de protection des enfants et des adolescents et sur le renforcement des droits de l'enfant, la Confédération apporte une aide financière à hauteur d'environ 50 % des coûts à cet offre. " La proposition de l'UDF devrait être discutée lors de la prochaine session d'hiver et j'espère qu'elle sera clairement approuvée.

La traite des êtres humains

Impulsion no. 4 | Septembre 2018


Fin 2017, le Conseil-exécutif du canton de Berne a répondu à sept questions de mon interpellation. Il a expliqué ce que le canton de Berne fait contre la traite des êtres humains.
La conclusion était que le canton de Berne entreprend pas mal de choses en comparaison d’autres cantons. Néanmoins, bien trop de femmes sont encore victimes de la traite des êtres humains et de la prostitution forcée dans le canton de Berne. À cause de la dimension toujours insupportablement trop grande de cette injustice, je demande une lutte encore plus engagée contre la traite des êtres humains en présentant trois interventions parlementaires concrètes et hors partis.

Plus de ressources pour les enquêtes

Dans une première motion, je mandate le Conseil-exécutif d’augmenter l’effectif du ministère public et des spécialistes de la police cantonale qui font les enquêtes. La collaboration entre la Confédération, le canton, les communes et la société civile doit être intensifiée, par ex. en ce que le canton soutienne également la ligne d’appel nationale de ACT212, actuellement financée par des dons.

Prévention contre les activités de «Loverboys»

La deuxième motion a pour thème l’accroissement de la problématique des «Loverboys» et demande que des mesures de prévention adéquates soient prises dans les écoles. «Loverboys» donnent aux filles de l’attention, de l’affection, des compliments et souvent des cadeaux. En même temps, ils rendent les victimes émotionnellement dépendantes et les éloignent de leur famille et de leur entourage. Plus tard, ils incitent ou forcent les filles à la prostitution. Souvent ils font croire à leurs victimes vouloir utiliser l’argent ainsi gagné pour la construction d’un futur commun. Malheureusement de tels cas se sont fréquemment produits ces derniers temps. Des parents désespérés doivent chercher de l’aide en partie auprès de centres de consultation en Allemagne, vu qu’ici la population et les écoles sont encore bien trop peu sensibilisées.

Des panneaux d’information dans des maisons closes

La troisième intervention parlementaire demande de faire un ajout dans la loi sur la prostitution: Les propriétaires de maisons closes devront placer dans les locaux des panneaux qui informent les victimes de la traite des êtres humains sur leurs droits et un numéro de secours. L’État américain Connecticut a déjà en 2016 décidé une telle mesure à l’unanimité. Le 15 juin 2018, la chaîne de télévision Telebärn a rendu compte de cette intervention au Grand conseil du canton de Berne. Un parlementaire UDC et ancien propriétaire d’une maison close a déjà émis des critiques à ce sujet. J’ai pourtant confiance que ces trois interventions pourront trouver une majorité et apporteront une aide efficace à la lutte contre la traite des êtres humains.
Samuel Kullmann, grand conseiller UDF du canton de Berne (texte traduit)